En 2024, la consommation d’énergie liée à l’exploitation des bâtiments tertiaires et résidentiels représentait 43 % de la consommation d’énergie finale française.
Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, les scénarios prévoient une atteinte du niveau BBC (Bâtiment Basse Consommation) pour l’ensemble du parc immobilier français.
C’est donc cet objectif énergétique qui a été défini pour le projet.
Les consommations passeront de 130 à 52 kWhep/m²/ an,
soit une réduction de 60 %.
Dans le cadre de la rénovation, pour avoir un impact environnemental minimal, les matériaux biosourcés ou issus du réemploi ont été favorisés.
Enfin, le projet intègre une démarche de désimperméabilisation des sols, déconnection des
eaux pluviales et de végétalisation du site.
Maîtrise d’oeuvre de l’opération portée par le groupement :
Lecomte Perez Architectes (Mouzon), Enercoop Nord Est (Attigny et Charleville-Mézières), BET Concept Structure (Villers-Semeuse).
Missions contrôle technique et coordination sécurité et protection de la santé assurées
par : SOCOTEC Construction (Charleville-Mézières).
Deux types d’isolation ont été mises en œuvre.
Sur la façade avant
Une ossature bois rapportée vient accueillir une laine de bois souple, sur laquelle est posée un pare-pluie en laine de bois également, puis un bardage bois.
La laine de bois, l’ossature bois et le bardage, en douglas, viennent des Vosges.
Isolation mise en œuvre par l’entreprise PREUX CHARPENTES (Hary – 02).
Sur la façade arrière
et sur le bâtiment B
Une laine de bois rigide a été fixée sur la maçonnerie, et recouverte d’un enduit. La laine de bois vient également des Vosges.
Prestation assurée par APE (Belval) et son sous-traitant NOVA FACADE (Tinqueux – 51).
La résistance thermique est de 5 m²K/W.
Les soubassements ont également été isolés pour rompre le pont
thermique, par l’entreprise VALLOGIA FILS (Bogny/Meuse).
L’ensemble des portes et fenêtres ont été remplacées par l’entreprise LEMPEREUR (Rethel). Les nouvelles menuiseries sont en bois avec un Uw (coefficient de déperdition thermique) de 1,3 w/m²K pour le double-vitrage et de 0,95 W/m²K pour le triple vitrage en façade Nord.
Les anciennes menuiseries ont été cédées à Bel’Occas, elles vont intégrer une façade vitrée en double-peau à Poix-Terron.
Les nouvelles fenêtres ont été posées au nu extérieur du mur pour limiter le pont thermique. Cela a donc nécessité de refaire les habillages de fenêtres, réalisés en bois par l’entreprise MEB (Prix-lès-Mézières), et par l’entreprise DEFRANCE (Charleville-Mézières) pour la peinture.
Des stores extérieurs ont également été mis en place pour limiter les surchauffes en été.
Lorsqu’un bâtiment est isolé et que les fuites d’air disparaissent, il faut s’assurer de la bonne ventilation de celui-ci.
Le renouvellement d’air implique de faire entrer de l’air extérieur, froid l’hiver, et donc des déperditions. La ventilation double-flux permet de récupérer cette chaleur, avec un réseau d’air neuf et un réseau d’air extrait qui se croisent pour transmettre les calories.
Ventilation réalisée par l’entreprise CHARRIEAU (Sécheval).
Le réseau de ventilation a nécessité la dépose et repose des faux-plafonds et luminaires par MEB et SOKELEC (Sedan).
Deux centrales de traitement d’air ont été installées, une pour le bâtiment A et une pour le bâtiment B.
En toiture, les étanchéités ont été remplacées et un nouvel isolant a été mis en place avec une résistance thermique de 10 m²K/W.
La toiture du bâtiment B accueille des dalles végétalisées tandis que la toiture du bâtiment A est équipée d’une installation photovoltaïque.
Les dalles végétalisées permettent d’apporter de l’inertie à la toiture et de limiter les surchauffes, d’amener de la biodiversité, et de stocker l’eau de pluie.
Interventions réalisées par l’entreprise BRASSEUR MISSET (Charleville-Mézières).
En vide sanitaire : isolation des retombées de poutres par VALLOGIA FILS et son sous-traitant MADISOLATION (Reims – 51), supprimant ainsi les ponts thermiques.
L’installation photovoltaïque est composée de 70 panneaux de 455 Wc, représentant une puissance de 32 kWc.
L’objectif est de produire 30 MWh par an.
83 % seront consommés sur place, le reste de l’énergie sera envoyé sur le réseau et déduit des consommations des autres bâtiments communautaires.
Cette installation couvrira 17 % des besoins du site.
Réalisation : ECOSOLAR (Donchery).
L’ensemble des abords des bâtiments ont été désimperméabilisés.
Des noues et des espaces verts ont été mis en place, avec des tranchées drainantes pour infiltrer les eaux pluviales des toitures. C’est plus de 2 000 m² qui ont été déconnecté du réseau, soit environ 2 000 m3 d’eau par an qui retournent dans le sol plutôt que d’être traités en station d’épuration.
Les espaces verts ont été semés en prairie fleurie, pour maximiser la biodiversité et limiter l’entretien.
Ces opérations ont été conduites par VAL DE RUTZ (Aiglemont).
Les portails ont également été rénovés et motorisés et un auvent a été mis en place par le serrurier, l’entreprise PROVAL (Warnécourt).
Un abri-vélo et un local poubelle ont été installés par l’entreprise de réinsertion ACACIA CONSTRUCTION (Auvillers-les-Forges). Ils ont été habillés avec du bois de réemploi.