Accueil des élèves infirmiers et aides-soignants au Campus : un projet ambitieux

C’est en juillet 2029 que le bâtiment destiné à accueillir élèves infirmiers et aides-soignants au sein du Campus Sup Ardenne doit être livré. Mais c’est fin février que le groupement d’entreprises chargé de cette réalisation a été officiellement choisi.
 
🚧 Le groupement en question est mené par Zoom architecture, basé à Charleville-Mézières et c’est ce même cabinet qui avait mené à bien la création du campus universitaire inauguré en 2019. Ce choix illustre donc une nouvelle fois la volonté d’Ardenne Métropole et de ses partenaires, en l’occurrence le Syndicat mixte du Campus Sup Ardenne, de confier leurs commandes à des entreprises du cru : 72 % des dépenses communautaires de travaux, biens ou fournitures bénéficient à des structures locales, soutenant ainsi l’activité et l’emploi dans notre département.
 Livraison 🗓 été 2029
 
Le marché a été notifié le 26 février dernier et une première réunion de cadrage s’est déjà tenue. Le permis de construire sera déposé prochainement pour un début de travaux dans la foulée, la livraison étant donc prévue avant la rentrée universitaire de septembre 2029. Actuellement, l’Ifsi (Institut de formation en soins infirmiers) et l’Ifas (Institut de formation d’aide-soignant), tous deux situés au centre hospitalier Bélair, regroupent respectivement 322 et 112 élèves, soit 434 au total. Mais le bâtiment qui va sortir de terre sera dimensionné pour pouvoir accueillir jusqu’à 600 étudiants, l’ambition étant effectivement de répondre ainsi aux besoins exprimés par les structures de santé locales.
 
 
🚀 Cette future double école va donc sortir de terre au Campus Sup Ardenne, à proximité de la maison du Campus. Le bâtiment couvrira une surface approchant 1.000 m² et s’élèvera sur trois niveaux. Sa caractéristique principale sera d’être construit à 80 % en utilisant des matériaux biosourcés (1). « Ce sera l’ADN de cette construction, présente Jean-Marc Charlet, l’architecte concepteur du projet. On va par exemple utiliser des briques en terre crue compressée ou même des éléments de réemploi pour les façades, mais surtout beaucoup de bois, que ce soit pour la structure en elle-même, les cloisonnements ou l’aménagement intérieur. » Autant d’attentions qui répondent au pacte conclu en septembre dernier entre Ardenne Métropole et Fibois Grand est, destiné à « intégrer une part significative de matériaux bois et biosourcés » dans les projets communautaires de construction ou de rénovation.
 
🌿 Un bâtiment bas carbone

Ce bâtiment bas carbone bénéficiera du réseau de chaleur urbain, fonctionnant à base d’une énergie 100 % locale et 100 % verte. « Chaque salle sera dotée de panneaux rayonnants tandis que le grand hall bénéficiera d’un chauffage au sol, reprend l’architecte. On va aussi utiliser l’inertie calorifique de la terre crue. »
Ajoutez une ventilation naturelle alimentée par des entrées d’air latérales, ou encore des puits de lumière prévus eux aussi pour aider si besoin à ventiler, vous obtenez un bâtiment bioclimatique qui s’intègrera à la perfection au sein d’un campus universitaire qui fait déjà la part belle à la protection de la biodiversité.
 
👛 Le coût du projet s’élève à 9,25 M€. La Région Grand Est apportera 74 % de cette somme.
 
(1) Les matériaux biosourcés sont issus de la biomasse, d’origine non fossile. Ils sont composés pour partie ou totalement de ressources d’origine végétale (ex. : la paille) ou animale (ex. : la laine de mouton). Ils sont principalement issus de la sylviculture, l’agriculture et du recyclage. Ils peuvent être employés aussi bien pour l’isolation des bâtiments, que pour la structure ou encore en enduit (source : Fédération française du bâtiment).
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